Cette fois, le chantier concerne aussi nos propres murs ! Nous avons acheté l’un des deux bâtiments que nous occupons dans le quartier de la Perrière, à Lorient. Cet atelier d’environ 1 000 m² fait aujourd’hui l’objet d’un important projet de rénovation.
Pour SailWood, cette acquisition permet de nous installer durablement et d’aménager les lieux autour de nos métiers. C’est aussi l’occasion de nous intéresser à l’histoire d’un bâtiment qui a connu plusieurs vies avant d’accueillir nos bateaux et nos établis.
Rénover en conservant le caractère des lieux
Le projet conserve la structure en béton et la silhouette caractéristique du bâtiment. La toiture gardera donc ses dents de scie, mais sa couverture sera remplacée par des panneaux isolés. Les parties translucides seront elles aussi renouvelées pour améliorer l’apport de lumière naturelle dans l’atelier.
Le remplacement des menuiseries, de la grande porte d’accès, ainsi que la reprise des installations électriques, de la plomberie et le chauffage sont aussi inscrits dans la liste des travaux.
À l’extérieur, la façade principale associera du bois naturel et une finition blanche. Une casquette en bois marquera l’entrée. Une façon de rendre l’accueil plus visible et de donner au bâtiment une présence qui nous ressemble, tout en conservant son architecture.
Un bâtiment qui a déjà des histoires à raconter
Avec sa structure en béton et sa toiture en dents de scie, notre atelier porte les marques de son passé industriel.
Les recherches menées à l’occasion de l’achat ont fait apparaître un nom : Graciet et Cie, propriétaire des lieux avant leur vente en 1973. Un ancien salarié évoque également son passage chez Graciet à Lorient entre 1967 et 1973. Ces éléments rejoignent un souvenir qui nous avait été confié : les bâtiments auraient fait partie d’une conserverie de poissons.
Une dame nous avait ainsi raconté avoir grandi dans le logement du 40 avenue de la Perrière. Un autre témoignage décrit les camions traversant l’ensemble, avec une entrée rue du Comte Bernadotte et une sortie rue Émile Marcesche. Des souvenirs qui donnent une autre dimension aux lieux où nous travaillons aujourd’hui.
Mais il reste des blancs dans cette histoire, notamment sur le nom sous lequel la conserverie était connue et sur l’organisation des différents bâtiments. Plus près de nous, nos locaux ont accueilli le Garage du Tourniquet, avant que SailWood ne s’y installe.

Des espaces pensés pour le travail quotidien
À l’intérieur, l’aménagement permettra de mieux organiser les différentes activités autour d’un grand atelier central.
Le projet prévoit des espaces dédiés aux machines à bois, à l’assemblage, au collage, à la mécanique et à l’accastillage. Cette organisation doit faciliter le passage d’une étape de travail à l’autre et donner à chaque activité une place adaptée.
Les mezzanines accueilleront des zones de stockage ainsi que des bureaux, une salle de réunion et un espace de vie pour l’équipe. L’accueil, les vestiaires et les sanitaires font également partie du programme.
L’objectif est concret : améliorer les conditions de travail, mieux organiser le matériel et les approvisionnements, et disposer de locaux adaptés aux projets que vous nous confiez.
Une partie des aménagements sera réalisée par notre équipe, aux côtés des entreprises qui interviennent sur le bâtiment. Pour une fois, notre savoir-faire servira aussi à façonner notre propre lieu de travail !
Continuer à faire vivre ces murs
Devenir propriétaires de cet atelier représente une étape importante pour SailWood. Cette rénovation nous permet de préparer la suite de notre activité dans le quartier de la Perrière, en donnant de nouveaux usages à un bâtiment déjà riche d’une histoire qu’il nous reste encore à découvrir !
Et si vous en connaissez un morceau, nous serions heureux de vous lire : un souvenir de la conserverie, une ancienne photo, un nom ou une anecdote concernant les bâtiments entre l’avenue de la Perrière, la rue du Comte Bernadotte et la rue Émile Marcesche… Quelques lignes peuvent suffire à compléter leur histoire.
Pour les curieux, les photographies aériennes anciennes accessibles sur le site de l’IGN permettent aussi de découvrir l’évolution du quartier au fil des décennies.







